Centrafrique : le gouvernement mise sur le numérique pour désenclaver la Basse-Kotto, le Mbomou et le Haut-Mbomou.

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Le gouvernement centrafricain poursuit son programme d’inclusion numérique à travers le Fonds de Service Universel (FSU), un dispositif destiné à étendre la couverture téléphonique dans les zones rurales. Quatre nouveaux sites d’implantation d’antennes de téléphonie mobile viennent d’être identifiés dans la Basse-Kotto et le Mbomou, marquant une étape importante vers le désenclavement numérique du pays.

La mission technique conduite sur le terrain a permis de retenir quatre localités prioritaires : Wogbo, située à 75 km d’Alindao et peuplée de plus de 16 000 habitants ; Kolo et Pouloubou, dans la sous-préfecture de Mingala ; ainsi qu’Élim, sur l’axe de Mobaye, qui regroupe environ 8 300 habitants. Ces communautés, jusqu’ici marginalisées par l’absence de couverture téléphonique stable, devraient bientôt bénéficier d’un accès régulier au réseau, condition essentielle à la circulation de l’information, à la sécurité et au développement économique local.

Créé pour garantir un accès équitable aux services de communication, le Fonds de Service Universel est financé conjointement par l’État Centrafricain. Il s’inscrit dans la vision du président Faustin Archange Touadéra, qui fait de la connectivité un levier central du développement national.

Sous son impulsion, le gouvernement entend faire du numérique un outil d’unité nationale, en offrant à chaque Centrafricain la possibilité de communiquer, d’apprendre et d’entreprendre, où qu’il se trouve sur le territoire.

La phase d’identification des sites a mobilisé un large éventail d’acteurs : autorités locales, ingénieurs, jeunes volontaires, représentants communautaires et cadres du ministère de l’Économie numérique. Cette approche participative favorise l’appropriation du projet par les populations et assure une meilleure pérennité des infrastructures à venir.

Les échanges sur le terrain ont également mis en lumière les besoins urgents des habitants en matière de santé, d’éducation et de sécurité, révélant l’importance d’une approche intersectorielle pour renforcer la résilience des communautés rurales.

Au-delà de la connectivité, cette politique traduit une volonté de transformation structurelle. En reliant les villages isolés au réseau national, le gouvernement ouvre la voie à une nouvelle dynamique économique et sociale.

Si cette stratégie se poursuit avec la même rigueur et le même engagement communautaire, elle pourrait faire des zones rurales longtemps enclavées de véritables pôles de croissance numérique et de développement inclusif.

Jonathan Débonnaire Gonissere.

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