Le Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricaine (MLJC), émanant du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), est sorti de son silence. Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi à Bangui, dans leur siège du 5ème arrondissement, le MLJC a fermement dénoncé ce qu’il qualifie de tentatives de déstabilisation du MLPC, attribuées à des dissidents soutenus, selon eux, par le pouvoir en place.
Le MLJC affirme que ces manœuvres visent à diviser le parti et à affaiblir son influence. Les jeunes militants du MLPC ont ainsi souhaité réagir pour faire entendre leur voix et dénoncer ces stratégies.
Au cœur des accusations du MLJC, des rencontres de personnalités présentées comme membres du MLPC avec des figures de l’État. Selon le mouvement, le lundi 3 novembre 2025, le Président de la République aurait reçu à la Cité des Chefs d’État à Bangui des membres du Bureau Politique affiliés à l’aile Koyambonou et Godéré, présentés comme la jeunesse du MLPC. Toujours selon le MLJC, une autre rencontre aurait eu lieu au siège du MCU, impliquant des membres du Bureau Politique rattachés aux ailes Mazette et Togotto, et présidée par le Président de l’Assemblée Nationale, accompagné de ses collaborateurs.
Pour le MLJC, ces rencontres relèvent d’une « pure manipulation » et d’une volonté de déstabiliser le MLPC. Le mouvement précise que ces personnes n’ont pas été mandatées et qu’il ne les reconnaît pas comme légitimes pour agir au nom du parti.
« Nous ne baisserons pas les bras, » a déclaré l un des membres du bureau du MLJC lors de la conférence de presse. Le mouvement s’engage à poursuivre son combat, entamé depuis cinquante ans, pour la sauvegarde de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la République, des libertés fondamentales et de la justice sociale.
L’intervention du MLJC intervient dans un contexte politique centrafricain toujours marqué par des tensions et des enjeux importants. Cette sortie atteste les divisions internes au sein du MLPC et la bataille pour son contrôle, tout en révélant une opposition ferme face aux actions perçues comme des tentatives de manipulation politique.
Jonathan GONISSERE

