Centrafrique : Perquisition avortée chez Me Crépin Mbolingoumba, le flou persiste et suscite des questions.

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Une atmosphère d’incertitude règne à Bangui après un incident survenu ce mercredi au domicile de Me Crépin Mbolingoumba, Coordonnateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC). Deux unités de police ont fait irruption sur place, semblant vouloir effectuer une perquisition, avant de se retirer sans explication. L’événement, survenant dans un contexte politique tendu, soulève de nombreuses questions quant à ses motivations.

Selon des sources concordantes, les faits se sont déroulés aux alentours de 14 heures. Deux véhicules, l’un identifié comme appartenant à l’Office Centrafricain de Répression contre le Banditisme (OCRB) et l’autre à la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), se sont présentés devant la résidence de Me Mbolingoumba. Les agents, avant d’entrer, auraient vérifié l’adresse.

La conjointe de Me Mbolingoumba, présente sur les lieux, aurait alors exigé la présentation d’un mandat de perquisition, un prérequis légal. Face à cette demande, les policiers auraient déclaré s’être trompés d’adresse et se seraient retirés.

Malgré plusieurs tentatives, la rédaction de radio sewa n’a pas réussi à obtenir de commentaires officiels de l’OCRB ni de la CNS pour clarifier les circonstances de cette intervention avortée. Le silence des autorités alimente les spéculations.

L’incident survient alors que la scène politique centrafricaine est marquée par des tensions autour des prochaines élections . Me Mbolingoumba et le BRDC sont activement engagés dans ce débat. La perquisition avortée soulève donc de nombreuses interrogations : s’agit-il d’une simple erreur, comme l’ont affirmé les policiers ? Ou cette intervention peut-elle être interprétée comme une tentative d’intimidation à l’encontre d’un acteur politique engagé ?

À l’heure actuelle, aucune communication officielle n’a été faite pour fournir des éclaircissements sur les motifs de cette présence policière. Le BRDC, pour sa part, n’a pas encore réagi publiquement à l’incident. La situation reste donc floue et appelle à une clarification rapide des autorités compétentes afin d’éviter toute suspicion et de garantir le respect de l’État de droit.

Jonathan GONISSERE

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