POLÉMIQUE : QUAND L’INCIVISME DIVISE L’OPINION NATIONALE EN CENTRAFRIQUE.

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L’affaire Gilles Lionel Gouandjika suscite une vague d’indignation sans précédent. Après des propos jugés outrageants envers la femme centrafricaine, la société civile et les organisations de défense des droits montent au créneau pour réclamer justice.

Tout part d’une vidéo diffusée sur Facebook. Dans cette séquence tournée peu après la cérémonie d’investiture du Président de la République, le Pr. Faustin-Archange Touadéra, M. Gilles Lionel Gouandjika a tenu des propos injurieux à l’endroit des femmes centrafricaines. Le point de friction ? La présence signalée d’hôtesses venues du Cameroun pour agrémenter la cérémonie officielle, une situation qui a servi de prétexte à des déclarations jugées offensantes et dégradantes par une grande partie de la population et de la diaspora.

La réaction ne s’est pas fait attendre. La FAFECA (Fédération des Associations des Femmes Entrepreneures de Centrafrique), par la voix de sa présidente, a publié ce jeudi 2 avril un communiqué sans équivoque.

L’organisation « condamne fermement ces propos », y voyant une « atteinte grave aux valeurs de respect, d’égalité et de cohésion sociale ». Pour la FAFECA, il s’agit d’un combat essentiel pour la protection de la dignité de la femme en République centrafricaine.

Le ton se durcit également du côté de la société civile. L’organisation I-GWÉ, par le biais de son coordonnateur Quentin Ngbouando, a officiellement annoncé son intention de déposer plainte contre M. Gouandjika dès le début de la semaine prochaine.

« L’incivisme n’est plus l’affaire d’une seule classe sociale. Il gagne du terrain et touche même ceux qui devraient servir d’exemple », martèle le coordonnateur sur sa page officielle. Pour I-GWÉ, ce cas n’est que « la partie visible de l’iceberg » d’une culture de l’impunité qui dure depuis trop longtemps.

Cette affaire résonne comme un test majeur pour les institutions judiciaires. Elle intervient alors que le Chef de l’État a réaffirmé, lors de son investiture, sa volonté de placer ce nouveau mandat sous le signe du « zéro impunité », rappelant que « nul n’est au-dessus de la loi ».

L’opinion publique attend désormais de voir si la rigueur de la loi s’appliquera avec équité, afin de traduire ces paroles présidentielles en actes concrets.

#La Rédaction.

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