CENTRAFRIQUE : QUAND LA CULTURE DEVIENT LE MOTEUR DE L’EMANCIPATION DES FEMMES.

En prélude à la 5e édition du Tï ï Festival, une série d’initiatives innovantes place la jeune fille Centrafricaine au cœur du développement. Entre bootcamps et débats de fond, Bangui prouve que l’art n’est pas qu’un loisir mais un véritable levier d’autonomisation.

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  Le stade 2000 places de Bangui s’apprête à vibrer. Mais avant les premières notes de musique du Tï ï Festival, prévu du 4 au 10 avril, c’est sur le terrain de la formation et de la réflexion que les organisateurs ont choisi de s’illustrer. En partenariat avec ONU Femmes, le bootcamp « Masséka wali ti ï » a réuni durant deux jours des lycéennes et étudiantes de la capitale pour un marathon d’apprentissage intensif.

  L’objectif de cette rencontre était de donner aux jeunes filles les clés de leur propre destin. Développement personnel, leadership, innovation et surtout éducation financière ont été au centre des échanges. Dans un contexte où l’accès à l’autonomie sociale reste un défi majeur pour beaucoup de Centrafricaines, cette formation vient combler un vide crucial.

« Cette initiative renforce l’engagement du gouvernement et de nos partenaires pour le droit des filles. C’est une réponse concrète à ceux qui pensent que la culture ne sert qu’au divertissement », explique Novela Nikwigize, chargée de programme à l’ ONU Femmes.

Au-delà de la formation technique, la dimension intellectuelle n’a pas été oubliée. Un symposium, organisé avec le soutien de la MINUSCA et du ministère des Arts et du Tourisme, a réuni acteurs culturels et société civile autour d’un thème fort : « Quand l’art fait renaître un peuple ».

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Ce dialogue a permis de souligner que l’industrie culturelle est un gisement d’emplois et un vecteur de cohésion sociale indispensable à la reconstruction du pays. En liant l’éducation à la fête, le Tï ï Festival s’impose désormais comme un véritable catalyseur de développement pour la jeunesse Centrafricaine.

Darcia Valencia Da-Mbringha

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