OUEST RCA: L’EXPLOITATION ARTISANALE DE L’OR MENACE LA ROUTE BONDIBA-NGUIA-BOUAR AU CHANTIER YONGKORO.

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Sur l’axe Bondiba-Nguia-Bouar, l’exploitation artisanale de l’or au niveau du chantier minier de Yongkoro fragilise la route. Des milliers de sacs de terre empilés sur plus de 500 mètres bordent la piste et constituent, pour l’instant, la seule barrière contre son effondrement, selon un constat fait sur place par notre rédaction.

L’axe routier Bondiba-Nguia-Bouar, vital pour la desserte de l’ouest de la République centrafricaine, risque d’être coupé au niveau du chantier minier de Yongkoro dans le village de Bondiba.

Sur place, l’activité artisanale d’extraction de l’or se poursuit au bord même de la piste. Pour éviter l’affaissement de la route, les responsables du chantier ont empilé des milliers de sacs remplis de terre de part et d’autre du passage. Cette digue de fortune s’étend sur plus de 500 mètres.

« Nous avons mis en place cette mesure pour protéger la route et permettre la circulation des usagers en attendant une solution durable », explique Jean Calvin Gassol, conseiller du chef de chantier de Yongkoro. Il précise que la structure est surveillée régulièrement mais reconnaît que la situation reste précaire.

Le constat est préoccupant : sans intervention structurelle, la piste pourrait devenir impraticable, coupant ainsi une liaison essentielle pour le transport des personnes et des marchandises entre Bondiba, Nguia et Bouar.

Ce risque intervient dans un contexte où le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre #Félix Moloua 3 affiche la réhabilitation des infrastructures et la régulation du secteur minier parmi ses priorités.

Les autorités locales de la préfecture de la Nana-Mambéré sont appelées à coordonner une réponse rapide avec le ministère des Mines et celui des Travaux publics afin de préserver ce patrimoine routier.

En attendant, la route tient grâce à ces sacs de terre. Une solution provisoire qui ne saurait remplacer des travaux de protection et de sécurisation pérennes.

Correspondance de Daniel Mbéllé Mbari

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