La situation sécuritaire est extrêmement préoccupante à Bonewala, dans le centre-ouest de la République centrafricaine, où un violent conflit a éclaté entre artisans miniers, employés chinois de l’entreprise Huwaï Investment et éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) déployés sur place. Les affrontements, qui ont débuté le 18 novembre et se sont poursuivis jusqu’à ce jour, ont déjà fait au moins un mort et laissé des dégâts matériels importants.
Le cœur du problème réside dans les tensions autour de l’exploitation minière artisanale et les accusations de corruption impliquant les forces de sécurité. Selon des sources concordantes, des éléments des FACA seraient accusés d’extorsion de fonds, exigeant jusqu’à 20 000 FCFA aux artisans miniers pour leur permettre d’exploiter les ressources. Cette pratique, dénoncée par la population locale, aurait atteint un point de rupture.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase semble être une altercation impliquant des employés chinois de Huwaï Investment. Des témoins affirment qu’un artisan local aurait été blessé par une arme tranchante, administrée par ces derniers lors d’une inspection sur le terrain. Cet incident a exacerbé le mécontentement de la population, déjà frustrée par les pratiques des FACA.
La situation a rapidement dégénéré en affrontements. Les informations disponibles font état d’un civil tué et de l’incendie du local de la gendarmerie de Bonewala. L’ampleur des dégâts matériels et le nombre exact de blessés restent pour l’heure incertains.
Face à cette crise, le parquet près le tribunal de Gamboula a réagi. Dans un communiqué rendu public hier, le procureur de la République a appelé au calme et à la retenue, tout en assurant que la justice sera rendue. L’enquête est en cours pour déterminer les responsabilités et traduire les coupables devant les tribunaux.
La sécurité des populations : L’escalade de la violence pose une menace directe à la sécurité des habitants de Bonewala et des environs.
La stabilité régionale : Ce conflit, sur fond de tensions autour des ressources minières, risque de déstabiliser la région et d’alimenter les dynamiques de violence.
La crédibilité des forces armées : Les accusations de corruption et de comportement abusif envers les FACA pourraient nuire à l’image et à la légitimité de l’armée centrafricaine.
La situation à Bonewala nécessite une attention particulière des autorités centrafricaines et de la communauté internationale. Seule une réponse globale, intégrant la sécurité, la justice et la résolution des causes profondes du conflit, permettra de restaurer la paix et la stabilité dans cette région.
*Jonathan débonnaire GONISSERE.*

