Le président de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé, a une nouvelle fois mis en cause l’indépendance de l’Autorité nationale des élections (ANE). Lors d’une conférence de presse tenue cet après-midi au siège de son parti à Bangui, le leader de l’opposition a réclamé une injonction du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation dans la gestion de l’organe électoral.
Selon Anicet Georges Dologuélé, la proximité présumée entre la directrice du Centre de traitement des données (CTD) de l’ANE et Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale et porte-parole du Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir, constitue un risque sérieux pour la transparence du processus électoral. Il estime que ces relations pourraient compromettre la crédibilité et la fiabilité des résultats attendus à l’issue du scrutin prévu pour demain.
« Cette situation est de nature à éroder la confiance des citoyens dans le processus électoral », a-t-il déclaré, appelant les autorités nationales et la communauté internationale à rester vigilantes face à ce qu’il qualifie de dérives institutionnelles. Le candidat de l’URCA a également interpellé le président de l’ANE Mathias Barthélémy MOROUBA, l’invitant à assumer sa responsabilité constitutionnelle en garantissant l’indépendance effective des institutions chargées d’organiser les élections.
Par ailleurs, Anicet Georges Dologuélé a dénoncé les restrictions de vol qui, selon lui, l’ont empêché de poursuivre sa campagne électorale dans certaines localités de l’intérieur du pays. Il considère ces entraves comme une atteinte à l’équité du processus et à la liberté de campagne des candidats de l’opposition.
Ces déclarations interviennent à quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote, dans un climat électoral marqué par des tensions persistantes et des appels répétés à la transparence et à l’impartialité des institutions impliquées.
Jonathan débonnaire GONISSERE


