AXE BOUAR-BELOKO : LA SECURITE ROUTIERE AU CŒUR DES PRIORITES SUR LA ROUTE NATIONALE 1.

Dans le but de freiner la recrudescence des accidents de la circulation, la société G.E.R, en partenariat avec le Fonds d’Entretien Routier (FER), a lancé une vaste opération de signalisation horizontale sur le tronçon stratégique reliant Bouar à la frontière camerounaise. Si le traçage des lignes au sol apporte un souffle nouveau, les défis liés à l’entretien global de cet axe restent entiers.
La Route Nationale 1 (RN1) fait peau neuve, du moins en apparence. Ces derniers jours, les usagers de l’axe Bouar-Béloko, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, ont constaté le déploiement des équipes techniques de la société G.E.R. L’objectif est de retracer les lignes discontinues sur la chaussée, du village Fambélé jusqu’au poste frontalier de Béloko.
Cette initiative, financée par le Fonds d’Entretien Routier (FER), vise avant tout à renforcer la sécurité des usagers sur cette voie commerciale vitale. Pour Freddy Gustave Mamang, président sous-fédéral de la jeunesse de Baboua, c’est une avancée notable. « Nous apprécions cette initiative et remercions le gouvernement. Une route bien tracée réduit considérablement les risques de collision, surtout la nuit », a-t-il confié ce jeudi à notre rédaction.
Ce coup de pinceau intervient dans un climat d’inquiétude. Ces derniers temps, la RN1 a été le théâtre de nombreux accidents de la circulation ayant entraîné des pertes en vies humaines. Outre l’excès de vitesse, la dégradation avancée de certains tronçons notamment les axes menant vers les zones minières environnantes et l’absence totale de visibilité sont pointées du doigt par les observateurs locaux.
Malgré la satisfaction liée au traçage des lignes, le chantier de la sécurité routière demeure colossal dans la région. Sur le terrain, le constat est amer : la signalisation verticale est quasi inexistante. Les panneaux de signalisation, devenus invisibles sous l’effet du temps ou du vandalisme, ainsi que les bornes kilométriques et les plaques indiquant le nom des villages, sont aujourd’hui envahis par une végétation dense.
« Tracer les lignes est une bonne chose, mais si les panneaux sont cachés par les herbes ou effacés, le danger reste présent », déplorent plusieurs sources locales. Pour que la sécurité soit totale, les usagers appellent désormais le gouvernement et ses partenaires à procéder au désherbage régulier des accotements et au remplacement des panneaux de signalisation pour une visibilité optimale sur ce corridor indispensable à l’économie nationale.
Daniel Mbéllé Mbari

