
Le ressortissant belgo-portugais Martin Joseph Figueira a été libéré mardi 7 avril 2026, plusieurs mois après sa condamnation par la justice centrafricaine a annoncé le ministre portugais des Affaires étrangères, Paulo Rangel.
À ce stade les autorités de Bangui n’ont pas communiqué officiellement sur les circonstances exactes de cette libération.
Arrêté en mai 2024 à Zémio, dans la préfecture du haut Mbomou située dans le sud-est de la République centrafricaine, Martin Joseph Figueira était poursuivi pour des faits graves notamment atteinte à la sûreté de l’État et association de malfaiteurs. Les autorités centrafricaines l’accusaient également de liens présumés avec des groupes armés actifs dans cette zone instable ainsi que d’activités susceptibles de contribuer à la déstabilisation du pays.
En novembre 2025, il avait été condamné à dix ans de travaux forcés, assortis d’une amende de 50 millions de francs CFA. Ce jugement s’inscrivait dans un contexte sécuritaire tendu marqué par la persistance de groupes armés dans certaines régions du territoire centrafricain.
La libération de M. Figueira intervient après plusieurs mois de démarches diplomatiques engagées par le Portugal avec l’appui de partenaires internationaux. Toutefois, les modalités précises de cette décision grâce présidentielle, accord bilatéral ou issue d’une médiation diplomatique n’ont pas été rendues publiques.
Selon des sources proches du dossier, l’intéressé aurait quitté le territoire centrafricain et regagné le Portugal à bord d’un avion militaire peu après sa libération.
Cette affaire largement suivie à l’international, relance le débat sur le rôle et les conditions d’intervention des organisations non gouvernementales en République centrafricaine.
Au moment de son arrestation, Martin Joseph Figueira exerçait comme consultant pour l’ONG américaine FHI 360 dans la localité de Zémio.
Par ailleurs, cette libération intervient dans un contexte diplomatique particulier marqué par un récent échange entre les autorités portugaises et centrafricaines. Selon plusieurs sources, elle ferait suite à une rencontre entre le président portugais et son homologue centrafricain, Faustin-Archange Touadéra l’homme de la 7e République bien que les autorités des deux pays n’aient pas officiellement établi de lien direct entre cette visite et la décision judiciaire.
En l’absence de communication détaillée de la part des autorités centrafricaines, plusieurs zones d’ombre subsistent quant aux motivations et aux mécanismes ayant conduit à cette libération.
Une situation qui continue d’alimenter les interrogations tant sur le plan judiciaire que diplomatique en ce moment.
Jonathan débonnaire GONISSERE

