Justice : les femmes leaders centrafricaines montent au créneau pour leur dignité

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L’heure est à l’action pour les défenseures des droits humains en République Centrafricaine. Fidèle à sa mission de protection de l’image de la femme, la Coordination des femmes leaders poursuit son plaidoyer auprès des institutions républicaines. Ce mercredi, c’est dans la salle de conférence du ministère d’État à la justice que s’est joué un acte fort pour le respect de la condition féminine.

  Au cœur de cette démarche : une vidéo devenue virale sur les plateformes numériques. Dans cette séquence, Gilles Gouandjika a  tenu des propos qualifiés d’attentatoires à la dignité de la femme Centrafricaine. Pour la Coordination, ce contenu ne peut rester impuni dans un État de droit qui aspire à l’égalité et au respect mutuel. En remettant la version finale de leur plainte entre les mains du ministre d’État, ces leaders féminines entendent transformer l’indignation numérique en procédure judiciaire concrète.

Au-delà de la réponse pénale, le ministre a profité de cette tribune pour interpeller la société sur le volet préventif. Il a exhorté les mères de famille à renforcer l’éducation des jeunes générations garante de la préservation des valeurs républicaines. Porte-parole de la délégation, Madame Solange Chantal Touabena a martelé l’exigence de justice des femmes centrafricaines. Elle a appelé les autorités judiciaires à traiter ce dossier avec une « rigueur exemplaire » pour dissuader toute récidive de discours haineux ou dégradants.

Toutefois, elle n’a pas occulté la responsabilité sociale des femmes elles-mêmes. Elle a invité ses consœurs à :

  • Inculquer aux enfants les valeurs culturelles centrafricaines.
  • Promouvoir le respect sacré de la femme, pilier et mère de la nation.

Cette audience marque un tournant dans la lutte contre les violences symboliques et verbales en RCA. En portant l’affaire devant le gouvernement, les femmes leaders rappellent que la dignité n’est pas négociable et que le monde numérique ne saurait être une zone de non-droit.

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